10 ans déjà que ce grand homme qu’était Philippe Séguin nous a quittés.
Personnalité emblématique de notre famille politique, Philippe Séguin avait les plus grandes ambitions.

D’une intelligence politique comme on en a peu connu depuis, il est aussi celui à qui l’on reconnaît un « destin inachevé ».
Sa forte personnalité, son caractère d’acier et son éloquence intimidante ont souvent fait de lui un homme incompris, parfois mal-aimé et rarement écouté.

Pourtant, nous pouvons dire aujourd’hui qu’il était peut-être l’un des derniers visionnaires.
Son discours de 1992 à l’Assemblée nationale sur le traité de Maastricht et sur la mondialisation en est l’un des témoignages les plus frappants. A l’époque où la démocratie française battait son plein, Philippe Séguin exposait lors d’un discours historique, le réel risque d’une rupture entre le peuple et la classe politique, amenant ainsi un nouveau chaos social, comme celui que nous connaissons aujourd’hui.

Visionnaire également, puisque déjà à l’époque porteur de bons conseils pour l’avenir :
« Dans un monde de plus en plus virtuel, dans une économie qui s’abstrait de la distance et de la durée, c’est en retrouvant la réalité du territoire que nous retrouverons l’homme. »

Sa ténacité et sa volonté de fer nous manquent aujourd’hui. Même si ses idées ne faisaient pas toujours l’unanimité, son amour et son dévouement pour notre pays doivent en ce jour être honorés.