Réformes des lois de bioéthique, de la Justice, de la politique étrangère… La réunion aujourd’hui du Parlement en Congrès à Versailles, par le Président de la République, promettait des annonces importantes.

Finalement, Emmanuel Macron a énuméré les réformes engagées et a redonné sa vision des politiques publiques, mais sans jamais expliquer précisément ce qu’il voulait.

Instaurée par Nicolas Sarkozy avec la réforme constitutionnelle de 2008, cette tradition permet au Président de la République, en vertu de l’article 18-2 de la Constitution de s’adresser directement aux Représentants de la Nation dans un exercice de plaidoirie destiné à exposer les bases de la politique publique conduite. Cette exception démocratique de séparation des pouvoirs nous oblige à écouter et à prendre note.

C’est ce que nous attendons, un discours clair pour une politique claire et efficace. Les français le méritent et je serai toujours là pour défendre mon territoire, soutenir les réformes nécessaires et m’opposer à une vision élitiste pour la France.

La réforme constitutionnelle que nous discuterons cette semaine à l’Assemblée nationale est nécessaire dans le contexte politique actuel et les mutations de la société. La réduction des parlementaires est recevable, mais elle doit permettre aux parlementaires d’avoir plus de moyens pour agir et porter les politiques publiques. L’ancrage territorial est primordial pour les parlementaires qui doivent faire remonter les réalités locales et faire une loi au plus près des citoyens. Je m’opposerai donc à la proportionnelle qui va entrainer un décrochage des députés de leur territoire et favoriser le parachutage électoral.

Le Parlement doit contrôler l’action du Gouvernement et à ce titre, je défends le droit d’amendements des parlementaires, qui est un outil sacré, permettant à la fois l’expression de l’opposition ET de la majorité, mais surtout l’expression des territoires.

Il est grand temps de sortir des discours abstraits pour assurer un avenir concret à la France. Une vision c’est bien, des actes c’est mieux.